Hello Kitty Éléonore

Canard Life: Éléonore

Après vous avoir parlé de mon premier amouuuuuuuuuuuuur, je vais vous parler du… dernier. Qui date d’il y a quand même… pfiou 4 ans maintenant. C’est loin.
Alors évidemment, il y a eu quelques essais (ratés) depuis, mais rien qui n’aura duré. Pourquoi je ne suis pas l’ordre chronologique ? Pas parce que je suis un gros con, non. Pas non plus par amnésie. Tout simplement parce que je garde le meilleur pour la fin, même s’il m’a laissé un gout amer en bouche (mais soyez patients et vous comprendrez).

Se faire adopter ?

Nous sommes donc en Août 2013, je suis célibataire depuis 12 mois, et inscrit sur AdopteUnMec depuis… 11. Il ne me semble pas que Tinder existe à cette époque (Il s’avère que si, 2012, m’enfin à l’époque, c’était probablement totalement inconnu). C’est la première fois que j’utilise un site de rencontres et que je paye pour. Si mes souvenirs sont bons, j’ai commencé par prendre un abonnement d’un mois pensant que mon charme allait toutes les faire tomber (Absolument pas, mais j’aimerais le croire). A la fin de ce mois, j’ai compris que ce serait bien plus compliqué que ça.

Je n’étais clairement pas très doué, et étant toujours très timide, j’ai probablement laissé passer des dizaines d’occasions de forniquer ou de démarrer une relation sérieuse. J’ai donc enchaîné sur un abonnement de 6 mois, parce que ça coûtait bien moins cher (bien moins en tout cas que de prendre 6 abonnements d’un mois). On en parle, d’ailleurs, d’un abonnement par mois à 30 € ? C’est pas un peu de l’abus, pour uniquement un service de rencontre sur internet ? (pas de produit physique, et simplement la possibilité de contacter des femmes). Surtout qu’à l’époque (mais je ne le savais pas), on pouvait avoir toutes les fonctionnalités d’AdopteUnMec sans rien payer, juste en utilisant l’appli mobile. Ces gros nazes n’avaient pas bloqué la lecture et l’envoi de messages dessus. Ils ont bien évidemment corrigé cela depuis…

Bilan après 6 mois

Pendant ces 6 mois, je ne me souviens pas avoir rencontré grand monde.  Ça se compte sur les doigts de la main maximum, peut-être même aucune (Je me fais vieux et mon cerveau se ramollit).
C’est depuis ce jour que j’ai refusé de payer à nouveau pour un service de ce type. Et puis j’ai donc découvert qu’on pouvait utiliser AdopteUnMec sans payer, donc pourquoi se priver. J’ai 30 ans et toutes mes dents, et j’ai quand même bien compris que pour se démarquer de la concurrence, il faut montrer quelque chose de différent. A ce jour (le jour où vous lisez ces mots), je constate que 95% des mecs n’ont toujours pas compris. Non, afficher son corps musclé sur le miroir sale de la salle de bain, ce n’est pas avoir compris (même si des fois, ça marche). C’est donc là que je m’affiche pour la première fois sur mon trône de fer en céramique. J’associe ça avec une description de presque 300 mots drôle, décalée et accrocheuse que j’ai retouchée des dizaines de fois avant d’en être satisfait, ça y est, je deviens une reusta. J’ai un peu plus de succès, mais ça reste quand même marginal. Je suis pas beau gosse, ça joue.

OK, ben adopte moi alors !

Et puis, je me fais repérer par Éléonore. Elle est plus vieille que moi de 2 ans (je crois ?), et elle est MEGA BONNE physiquement très attirante. Malheureusement, elle n’est pas parfaite, car elle est d’origine italienne et a un caractère de merde.
On a donc discuté sur AdopteUnMec pendant quelques semaines, puis on a décidé de se rencontrer. On s’est donné rendez-vous dans un bar un soir de semaine. Je suis arrivé là le premier et j’ai commencé à stresser. Quand elle est arrivée, je ne l’ai même pas reconnue. Généralement, ça n’augure rien de bon, parce que ça veut dire qu’il y a eu tromperie sur la marchandise les photos. Mais la non. Là, c’était l’inverse. Elle était encore plus mignonne et sexy que sur les photos. On s’assoit, on discute d’un peu tout. Elle habite à environ 20km de chez moi, elle travaille dans le médical (j’me souviens jamais du métier exact), et moi j’ai qu’une envie, c’est de l’embrasser. Bon, enfin j’attendrais quand même la fin du rendez-vous, on sort du bar, on marche quelques mètres sur le parking « naturel » (pas goudronné, sous les arbres), il fait nuit, elle se retourne vers moi, et je lui attrape la bouche.

Première fois ?

Bon alors, si vous aviez pas compris, on s’embrasse là. Un long moment. 10 minutes ? 15 ? J’sais plus. Je la raccompagne à sa voiture. Etant donné que j’ai pris confiance, je lui dis qu’on pourrait aller chez elle, là, non ? Elle me répond qu’elle en a très envie aussi, mais qu’elle a pour principe de pas coucher le premier soir. Ok. Je comprends, pas de soucis. Non, mais sérieusement, hein. Je trouve ça assez débile comme principe, « j’ai envie mais je le fais pas sinon tu vas me prendre pour une salope/je te reverrais jamais ». Enfin c’est pas grave. Je la prends dans mes bras et je la plaque contre la portière de sa voiture, et puis on continue à s’embrasser en se frottant un peu. Et ma main descend au niveau de son entrejambe et je la caresse un peu par-dessus le jean… Il fait très très chaud au mois d’Août. Je déboutonne le bouton et descend la fermeture éclair et je commence à glisser ma main entre son jean et sa culotte. Elle me propose de s’asseoir sur la banquette arrière de sa voiture. C’est pas parce qu’on couche pas qu’il doit rien se passer… Je suis un putain de débile et j’ai refusé (poliment, hein). Me demandez pas pourquoi, j’en sais rien encore aujourd’hui… On se quitte donc, elle totalement mouillée (non, il ne pleut pas), moi à l’étroit dans mon boxer…

Deuxième rendez-vous

Pour se revoir le lendemain, au même endroit ou presque. Promenade autour d’un plan d’eau, main dans la main. On s’est assis sur un banc, et puis on a fait des bisous et des câlins. Elle portait une robe et j’avais qu’une envie, glisser ma main dessous. Elle aussi. Mais bon, il faisait beau, et on était pas les seuls à se promener. La nuit est tombée. Il s’est mis à faire un peu plus froid. On est donc retourné à sa voiture. Et là, on était plus le premier soir. On s’est donc installé sur la banquette arrière, elle à califourchon sur moi. Pour avouer la vérité, j’avais pas envie que notre première fois se passe à l’arrière de sa voiture. Je lui ai proposé de rentrer ensemble et de faire ça à l’aise sur un canapé/lit. Mais après pas mal de temps à se caresser, l’envie était trop forte. Aucun risque d’être repéré dans le noir, bien qu’on soit sur un parking proche d’un complexe de cinéma, de restaurants, patinoires. Ca s’est fini avec de la buée partout sur les fenêtres façon Titanic. C’était ma première fois dans une voiture. Pas la dernière hinhin.

Le cul

Clairement, les temps forts de cette relation. L’osmose était parfaite. Elle a des seins magnifiques. Et elle suce très très très bien.
Pourtant, ce n’était pas une relation de type plan cul/sexfriends, ni pour moi, ni pour elle. En tout cas, pas dans l’intention.
Elle adorait m’envoyer des photos d’elle nue en train de se changer, ou des poses suggestive avec sa blouse médicale pour me chauffer. Ça marchait. Ah, j me souviendrait pour toujours de cette petite culotte Hello Kitty (d’où l’image).
Elle m’a un peu surpris avec un « Je t’aime » au bout de 2 mois environ, alors qu’elle était couchée sur moi après avoir fait l’amour. Je m’y attendais pas, donc je l’ai dit aussi, parce que je ne voulais pas la vexer. Et puis, même si j’y avais pas vraiment réfléchi, je l’aimais aussi. On se voyait 2 à 3 soirs par semaine, et elle dormait chez moi le vendredi soir pour repartir le samedi en fin d’après-midi. Tout se passait bien pendant 3 ou 4 mois, et puis, après la phase « lune de miel », son caractère est ressorti.

On va chez toi ?

Au bout de quelques mois, je lui ai quand même fait la remarque qu’on avait jamais été chez elle. Chez sa mère, chez sa grand-mère, oui, une ou 2 fois, mais que le reste du temps, on se voyait soit chez moi, soit à l’extérieur. En soit, ça me dérangeait pas d’être tout le temps chez moi (je pouvais rester avec mes chéris 😼), mais ne serait-ce qu’une fois, voir où elle habite, là où elle vit. Je me suis posé plein de questions. Est-ce qu’elle est bordélique ? Est-ce qu’elle a honte de son appart (taille, état, etc.) ? La réponse la plus plausible que j’ai pu trouver est qu’elle habitait avec sa mère ou sa grand-mère. Si c’était ça, j’en avais absolument rien à battre, ça me dérangeait pas le moins du monde, je lui ai posé la question, mais elle n’a jamais voulu répondre. A ce jour, d’ailleurs, je n’ai toujours pas la réponse (mais bon, j’m’en fous, c’est pas comme si j’en avais quelque chose à foutre).

L’histoire du téléphone

On parlait beaucoup par textos la journée, la soirée quand on se voyait pas. Normal. Le problème, c’est qu’à l’écrit, bien souvent, elle interprétait les choses différemment que ce que je voulais dire. Et bien souvent la situation escalade, parce qu’en voulant expliquer mes propos, elle comprenait de moins en moins et s’énervait de plus en plus. Au point où je lui ai plusieurs fois demandé qu’on arrête de se parler pour la soirée, qu’on se téléphone (même si j’aime pas ça) pour se dire des choses gentilles et  qu’on aille se coucher. Histoire de désamorcer la situation. Ce qui a provoqué l’effet inverse.

Un soir d’octobre, j’ai oublié mon téléphone au bureau. Maintenant, limite je me poserais la question de savoir si j’y retourne pas le chercher, mais à l’époque, j’m’en foutais. Je l’aurai retrouvé demain. Je lui ai donc dit su Messenger, que je l’avais oublié, mais qu’elle pouvait me parler ici, que ça changeait rien. N’importe quelle personne censé aurait dit « ok », mais elle, non. Elle m’a tapé un scandale que je lui mentais, que c’était pas possible. J’ai halluciné. La conversation (je viens de la retrouver et de la relire en entier, c’est flippant. Si vous êtes sages, peut-être que je la posterais) a duré de 16h48 à 19h11 soit 2h30… Et puis de 22h05 à 23h57, mais de manière plus calme, où elle s’excusait d’avoir abusé, et que c’est pas seulement le fait que j’oublie mon téléphone, mais qu’elle avait peur que je la quitte et que je l’aime pas. Enfin bref, elle avait simplement des problèmes de confiance à cause d’un ex.

Le jour de l’an

Le matin du jour de l’an, on s’est réveillé tôt (pour un jour de l’an), et on s’est repris la tête (enfin on le faisait au moins une fois par semaine donc bon). Elle avait envie de moi, et j’ai dit non. Oui, ça m’étonne moi-même de le dire. J’avais pas envie à ce moment-là. Oui, ça aussi, ça m’étonne de le dire. Si mes souvenirs sont bons, c’est parce que j’avais mal à la tête, mais je suis vraiment plus sûr. Elle a insisté, ça m’a énervé, et on a donc commencé l’année 2014 sur une embrouille.

Mariage, enfants

Elle voulait des enfants, ou en tout cas, au moins un, et  rapidement, parce que « son horloge biologique tourne ». Et dans sa conception des choses, elle ne voulait pas avoir d’enfants sans être mariée. J’ai jamais compris pourquoi. Pour moi, il était trop tôt pour avoir des enfants, et honnêtement, je tiens pas le mariage en haute estime, dans la mesure ou tellement finissent en divorces. Que j’avais pas besoin de ça pour être heureux et que le seul avantage du mariage, c’était les impôts. Pas très romantique, je vous l’accorde, mais c’est ce que je pense. Et puis, j’avais jamais été chez elle, on se prenait la tête assez souvent, et elle avait un caractère qu’on pourrait qualifier vraiment « de merde ». Pour moi, s’il devait y avoir une première étape dans l’avancée de notre relation, c’était d’habiter ensemble.

Ses potes un peu insistants

Je suis un peu jaloux. Un peu, hein, pas maladif. J’veux dire, ma copine peut sortir sans moi, voir ses potes meufs ou mecs, peu importe, j’ai aucun problème avec ça. Mais j’aime pas quand quelqu’un la drague ouvertement. Et donc, sur Facebook, ses potes, enfin surtout 2 en particulier, n’arrêtaient pas de la complimenter, de liker toutes ses photos, de commenter dès qu’elle postait le moindre truc. Je lui ai fait remarquer, que ça m’énervait un peu et que si elle pouvait au moins éviter de les encourager, je préférerais. « Mais non, c’est juste des potes ». Moui, alors, je t’assure qu’à ce niveau, oui, pour toi, c’est des potes, mais si ça ne tenait qu’à eux, ce serait beaucoup plus. Les mecs qui sont trop cons pour se faire friendzoner et pas être foutu d’en sortir, je supporte pas. Putain, mais tu lui dis que tu l’aime et on en parle plus ! Il y en a même un (troisième, enfin je crois pas que ce soit un des 2 là), qui a carrément fait des tentatives de suicide parce qu’il était amoureux d’elle mais que c’était pas réciproque. Oui, on était encore ensemble, hein.

Le kiné

Et puis, elle a eu quelques problèmes de santé, et elle a dû voir un kiné régulièrement. Et elle m’a dit qu’il arrêtait pas de flirter avec elle, de manière subtile (phrases, gestes, etc.). Je lui ai dit que ça me plaisait pas et qu’elle devrait mettre les points sur les i. «Mais non, tu sais très bien que je m’en fous de lui ». Jusqu’au soir où elle m’a annoncé vouloir faire une pause et ne plus être sûre de ses sentiments. Et parce qu’elle commençait à en avoir pour lui. Ce soir-là, je l’ai virée de chez moi. Elle a pleuré. Moi aussi. Je lui ai donné le choix entre lui ou moi. Elle a choisi la troisième option, aucun des 2.

That’s All Folks !

Notre histoire a duré un peu plus de 6 mois. On se parle encore, de temps en temps, pour prendre des nouvelles. C’est la seule avec qui j’ai gardé des contacts.
Alors, oui, j’ai bien essayé de la revoir plusieurs fois pour « se rappeler le bon vieux temps », et je crois qu’elle en aurait eu envie aussi. Mais à un moment, on s’est embrouillés un peu. Pour dire, même plus ensemble, on arrive encore à s’embrouiller.

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3 thoughts on “Canard Life: Éléonore

  1. Je constate que rien n’est jamais simple finalement…
    Est-ce normal de se prendre la tête?
    On doit faire des concessions, oui, mais jusqu’à quel point?
    Je suis clairement en train de me dire, de plus en plus, que je ne veux plus de ça. Et que finalement je ne suis pas si mal toute seule.
    Un type de temps en temps pour s’amuser pis voilà.
    Et peut être qu’un jour je rencontrerai celui qui sera mon évidence. Je pense que ça doit juste être évident. Si on se pose des questions c’est pas bon signe…

    1. Se prendre la tête; et faire des concessions, oui, c’est normal. Enfin je trouve. Jusqu’à quel point, ça dépend des gens, de leur volonté à rester ensemble, et de à quel point ils sont amoureux (L’amour rend aveugle).
      Moi aussi, je suis pas si mal tout seul, la plupart du temps. Mais parfois, je me dis que j’aimerais bien aussi construire quelque chose à long terme et pas finir tout seul…

      1. Oui, il doit y avoir équilibre, que chacun y mette du sien, et pas toujours le même qui « subit ».
        Moi j’ai construit quelque chose, j’ai mes enfants.
        Alors oui être seule n’est pas toujours marrant, mais franchement vu le temps que j’ai perdu dernièrement dans des échanges qui finalement se sont avérés stériles… ben j’ai plus envie.

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