Critique

Critique et négativité, ou juste réalité actuelle ?

Si j’ai envie de parler de critique et de négativité aujourd’hui, c’est parce que c’est le principal reproche que m’a fait Juliette. Même si, je ne suis pas naïf, et il y en a très certainement plein d’autres qu’elle a passé sous silence. Je sais très bien que je ne la convaincrais pas, j’en suis certain, mais je ressens quand même le besoin d’exposer ma vision de la chose.

Ce sera probablement le dernier article de la série « noire », suite au précédent. Je crois que j’aurais dit tout ce que j’avais à dire et il sera alors temps de tourner la page. Enfin, ça c’est la théorie, j’ai jamais dit que ce serait facile…

Alors que je bois même pas…

Je ne me considère ni comme quelqu’un d’optimiste, ni de pessimiste. Mon verre n’est jamais totalement plein, ni totalement vide. Parce que déjà, je pense que c’est impossible d’avoir une attitude aussi tranchée sur la question, il y aura toujours quelque chose devant laquelle on pourra s’émerveiller ou au contraire, être triste. On a tous à un moment ou un autre un coup de mou. Ceux et celles qui osent affirmer le contraire, au choix, se voilent la face, vivent sous LSD 24h/24, sur une île déserte ou chez les Bisounours.

Donc je veux bien avouer que je suis pas le mec le plus heureux sur Terre. Je souris rarement. Je suis pas très sociable, et je me méfie bien souvent des gens autour de moi, parce que j’arrive pas à imaginer que la majorité des gens peuvent être bienveillants et sans arrières pensées de nos jours. On reviendra sur le « pourquoi » je suis comme ça un peu plus tard.

La partie visible de l’iceberg

Je suis parfois de mauvaise humeur, et il m’arrive de râler. Souvent, non en fait, toujours, pour des conneries, genre parce que la voiture devant va pas assez vite, parce que le train est supprimé ou en retard, parce qu’il fait pas beau. Et c’est dommage parce que bien souvent, je me rends compte par la suite que c’est des trucs insignifiants. Je le sais. Ça changera absolument rien si j’arrive cinq minutes plus tard, je prendrais le train suivant qui est dans dix minutes, et après la pluie, il y aura le beau temps. Et puis j’aime bien regarder la pluie tomber en fait, je trouve ça beau et apaisant, ou au contraire violent (éclairs, tonnerre, etc.). J’aimerais changer d’état d’esprit pour toutes ces petites choses, et apprendre à relativiser.

Alors pourquoi ?

Je n’ai pas vraiment d’explication concrète à pourquoi je suis parfois comme ça. Je pense que c’est parce que j’ai toujours eu une vie trop tranquille. J’ai jamais connu de vraies galères, la misère, la faim, la maladie, jamais eu d’accident grave, subi de déception ou de coups bas d’amis/famille/meufs. Je pense que je manque de repères « low » parce que je ne les ai jamais connu, ces moments. Ne vous méprenez pas, hein, je considère que c’est une bonne chose mais du coup, j’ai du mal à relativiser la non-importance de ces petits trucs. J’ai toujours eu une vie très simple. Vous pourriez même dire que j’ai eu une vie monotone, un peu vide, voire chiante, et pour le coup, je serais assez d’accord. Parfois, je me dis que j’aurais préféré vivre quelques galères (tout en restant raisonnable, hein) pour apprécier encore plus ce que j’ai maintenant.

Plus le temps passe, et plus je me renferme sur moi-même. Par timidité, et parce que j’ai perdu de vue les quelques amis que j’avais encore il y a dix ans. J’ai ma part de responsabilité là dedans. Mais suite à ma rupture avec Anouchka, ils ont tous disparus progressivement, malgré mes tentatives de se voir ou de garder le contact. Je suis devenu un peu asocial, et j’avais déjà énormément de mal à m’ouvrir aux autres. Alors que pourtant, intérieurement, je suis quelqu’un d’hyper bienveillant, sensible, altruiste, empathique. Je me soucie réellement du bien-être du peu de gens qui me sont proches.

90% d’un iceberg est « immergé »

Tout ça, ça ne m’empêche pas d’être heureux et positif. Quand je repense aux belles choses que j’ai vécu, mon enfance, mon adolescence, mes ex copines, et, oui, à Juliette. Mais aussi chaque jour, quand je me me glisse sous la couette, quand mes chats viennent se coller contre moi et se mettent à ronronner, quand je serre une meuf dans mes bras pour faire un câlin, quand je vois un couple se tenir la main dans la rue.

Mais aussi un peu plus loin de moi, quand je vois des gens faire des actions totalement désintéressées pour aider quelqu’un, sauver un animal, faire un geste pour la nature. Et la liste est longue, m’enfin vous avez compris le principe: Oui, j’ai une âme. Bien souvent, dans ces moments, j’ai les larmes qui montent aux yeux, et je suis obligé de les retenir. Dans ces moments là, je me dis qu’il est encore possible de sauver l’humanité.

Je suis donc très souvent, la plupart du temps en fait, de très bonne humeur. 99% du temps en fait, je vis ma meilleure vie. C’est juste que ça se voit pas. Parce que je le crie pas sur les toits, j’étale pas mon bonheur en public. Peut-être que je devrais un peu plus. Ou beaucoup plus. Ici, je raconte assez rarement ces bons moments parce que, on va pas se mentir, ce serait un peu chiant. De la même façon qu’on ne voit souvent que la critique négative, parce que, quand les gens sont contents ou heureux, ils ressentent pas le besoin de le faire savoir. C’est clairement mon cas.

Mais… Parce qu’il y a un mais.

Mais bon, c’est souvent de courte durée. Parce que je suis assez vite ramené à la (trop) triste réalité.
Quand je vois que le monde ne fait rien face à l’urgence climatique, je me dis qu’on mérite de disparaître. Et encore, si la race humaine pouvait s’éteindre en silence, mais non, dans notre chute, on se sent obligé d’emmener tellement d’espèces et de générer tellement de dommages collatéraux.

Combien d’espèces ont disparues ou sont sur le point de disparaître par l’action humaine, de près ou de loin ? Je pose la question, mais j’ai pas de chiffres, et j’suis pas sûrs qu’ils existent. Ils seraient flippants, ces chiffres. L’Homme a probablement détruit plus de vie que n’importe quelle espèce n’a pu le faire sur plusieurs millions d’années… Mérite t’on vraiment de vivre sur notre belle planète ? Vous imaginez, comme elle serait encore plus belle si l’homme n’existait pas ? #BringBackThanos

L’immobilisme politique dans le monde face à ce challenge est tel qu’on préfère donner des leçons à une gamine de seize ans qui se sent concernée et qui est plus légitime que 95% des « décideurs » du globe plutôt que d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Mais bon, les milliardaires doivent encore engranger quelques milliards et les politiques continuent de ramasser les miettes qu’ils leur laissent, donc ce n’est pas près de changer.

L’Homme est un loup pour l’Homme

Et puis enfin, la pire menace pour l’Homme restera encore et toujours… L’Homme. Entre le racisme, l’homophobie, la violence, les meurtres, les viols, la tromperie, les vols, on est vraiment, et de loin, la pire espèce qui aie jamais existé.

Et puis alors faire souffrir les animaux juste pour le plaisir, bien aussi, hein. Entre les safaris pour « faire une belle photo devant un lion mort », les corridas où on fait carrément un spectacle de la mise à mort d’un animal, pour finir par toutes les atrocités que les gens font subir à des animaux sauvages, voire même abandonner les leurs sur le bord de la route en partant en vacances. Désolé, mais pour tout ça, on mérite pas le qualificatif de « race ».
Alors oui, je sais, je suis pas végétarien, je mange de la viande et j’ai conscience que je suis aussi responsable de la mort d’animaux (et ça me culpabilise de plus en plus), mais y’a quand même encore une différence entre tuer pour se nourrir et tuer pour le plaisir ou par pur sadisme.

Et puis sans même parler de destruction, y’a plus aucun savoir vivre en communauté, on se croirait aux Hunger Games, c’est chacun pour sa gueule. Y’a plus de respect d’autrui. Les gens qui jettent leurs déchets par terre, qui crachent, qui parlent tellement fort en public que ça couvre le bruit qui vient de mes écouteurs. Laisser sa place assise ou dans la queue à une femme enceinte, ou à une personne âgée, faut croire que c’est devenu has been.

Le soleil derrière les nuages

En lisant ça, vous pensez définitivement que je suis négatif. Je trouve plutôt que je suis juste réaliste concernant le monde. Malgré tout ça, et le fait qu’on a probablement atteint le point de non retour pour la planète, oui, je reste positif quant à ma petite et insignifiante personne. J’essaye d’être un exemple et de vivre dans le respect du monde qui m’entoure. Je trouve qu’on est de moins en moins à le faire et ça me donne vraiment très peu d’espoir pour l’avenir de l’humanité.

En fait, si je devais résumer la façon dont je me vois, c’est un peu comme si je vivais avec une petit rayon de soleil juste au dessus de ma tête, mais avec des énormes nuages noirs tout autour. Bon, enfin depuis quelques mois, c’est vraiment un tout petit rayon de soleil et de vraiment très très gros nuages noirs, mais comme le dit si bien Franck Ribéry, « la routourne va tourner ».
(Çet article pourrait vous donner l’impression que je suis quelqu’un de parfait, mais j’espère que vous comprenez bien que c’est pas ce que j’entends par là. J’en suis d’ailleurs très loin.)

6 thoughts on “Critique et négativité, ou juste réalité actuelle ?

  1. Je pense que le souci c’est que tu te renfermes dans la relation et l’autre représente trop pour toi. T’es dans l’attente d’un truc et l’autre n’est pas forcément comme toi en fait. Pars du principe que t’as une life, pleinement riche et remplie de plein de choses. L’autre viendra naturellement se greffer à tout ça et c’est attirant. VS toi en ce moment, t’es dans une période un peu vide, tu te morfonds avec les news et tu stagnes là dessus.
    Mec, donne toi le temps de digérer cette rupture et de tourner la page. Ca se compte pas en semaines mais en mois parfois.

  2. Effectivement, ça sent la négativité, ce que tu écris – surtout sur le fait de râler pour/sur des choses sur lesquelles tu n’as pourtant pas de prise : les bouchons, la queue devant le ciné, la météo, etc. Je ne te connais pas donc c’est de la psychologie à deux balles (sachant que je suis archéologue de formation, ça te donne le niveau de ladite psychologie…), mais tu as peut-être un fond d’anxiété là-dedans, le fait de ne pas maîtriser son environnement, tout ça tout ça.
    Le jour où j’ai compris que râler ne mène à… genre… rien, ça a changé ma vie ^^ Être de mauvaise humeur, c’est un peu comme se punir pour quelque chose que tu n’as pas fait, et sur lequel, je me répète, tu n’as pas de prise. Dit comme ça, ça devient totalement inutile, on est bien d’accord. À toi de voir si tu veux sortir de ce schéma. Tu mérites un peu plus d’indulgence envers toi-même, comme beaucoup de personnes.

    1. Je sais que ça sert à rien, et la plupart du temps maintenant, j’arrive à rester « zen », mais il m’arrive encore parfois de monter dans les tours (gentiment).

      1. Comme je te l’ai dit, je ne suis pas dans ta tête… 😉 Tant mieux si tu arrives à contrôler tout ça la plupart du temps alors ! ^^

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