Walk Of Shame

First Date: Vanessa (aka The Walk Of Shame)

J’en ai parlé ici, j’ai eu un match avec Vanessa ce samedi. On commence à discuter et le courant passe bien. Elle cherche rien de sérieux, et moi… ben j’sais pas. Je suis un peu le cul entre deux chaises en ce moment.

Mon dilemme

J’ai envie d’être en couple, d’avoir des câlins et du sexe à la demande (enfin presque). De partir en vacances mais j’déteste partir seul. De refaire des câlins. Avoir quelqu’un sur qui compter quand ça va pas. De refaire des câlins. Les trucs positifs du couple quoi.
Mais j’aime aussi bien ma tranquillité et mon petit rythme de vie pépère. Non, Leeloo (c’est un de mes chats), tu ne lèches pas l’assiette dans l’évier. Oui, j’ai laissé trainer une peau de banane sur la table, ça te pose un problème ? Ce week-end ? Je vais le passer à glander devant le canapé et mater épisode après épisode de séries et je t’emmerde.

Vanessa pas radis

Bon, mais donc étant célibataire, je ne vais pas dire non à une partie de jambes en l’air. Vanessa, elle habite à 25km, elle est plutôt sympa dans la conversation à l’écrit, elle est pas super canon physiquement, mais je cherche pas non plus le top model de toute façon. A la base, elle voulait qu’on se voit direct le samedi après-midi. Moi, j’étais pas contre. Mais je me rends compte qu’elle est un peu lunatique. Un coup, c’est viens j’ai grave envie, un coup, c’est non, j’dois bosser. Là, c’était je dois bosser. Bon, je laisse un peu tomber. Aux alentours de 18h00, elle me dit avoir fini, et sous-entendu, elle est prête à me recevoir (dans tous les sens du terme). Mais elle avait prévu un diner et de sortir le soir et m’en avait parlé, donc je voyais pas l’intérêt, vu le manque de temps.

Superman

Le lendemain matin, vers 10h, je reçois un message « Rescuuuuuuuuue me ». C’est une référence à une conversation qu’on avait eu la veille, que j’étais censé la sauver de l’ennui et du manque de cul. Les affaires reprennent. Alors qu’elle avait dit qu’elle avait des trucs à faire le dimanche et que ce serait pas possible, mais faut croire que ça avait changé aussi. Un autre truc qui a changé, c’est qu’elle voulait pas qu’on se voit chez elle la 1ère fois (ce que je comprends tout à fait, on est jamais à l’abri d’un ou d’une tarée). Là, ça la dérangeait plus, bizarrement. Elle a la gueule de bois, et selon elle, pour la faire passer, il faut du coca et du sexe. J’ai jamais entendu ça, mais j’vais pas la contredire.

Elle me donne son adresse. Une vingtaine de minutes plus tard, j’y suis. J’ai pas son nom ni l’étage donc je lui envoie un message pour lui demander. Elle me répond qu’elle descend. Je vois alors descendre dans l’escalier un mec, vieux, bien en surpoids, et là, dans ma tête, je vois des images de la série Catfish (sur MTV), sur les gens qui se font passer pour quelqu’un d’autre. Il me regarde, et tourne à gauche. C’est pas lui. J’ai cru que mon cœur allait lâcher. Quelques secondes plus tard, elle descend à son tour, souriante. Bon, c’est elle, y’a pas de doutes. On se dit bonjour, tout ça, et puis on monte.

Le malaise

Dans l’escalier, je mate un peu. Et je commence à regretter. Elle a des jambes au moins 2 fois plus larges que les miennes. Et maintenant que j’y pense, j’ai pas vraiment vu de photos sous les épaules. On s’installe sur son canapé et on discute un peu. De boulot, de nos anciennes relations, de la vie. Je me sens pas du tout à l’aise. En fait, je crois que je me suis jamais senti aussi mal à l’aise à un rendez-vous. Je suis à moins d’un mètre d’elle, et je suis à la limite de prier pour qu’elle tente pas une approche.

Elle a 37 ans, mais son visage est tellement marqué qu’elle en fait 45 voire 50, sans exagérer. Je me pose la question, est-ce que j’ai vraiment envie de baiser avec elle ? La réponse est non. D’ailleurs, je sais même pas si j’aurais été excité si on s’était désapé, mais pour sûr, je ne l’étais absolument pas à ce moment, et d’habitude, je n’ai pas attendre de faire tomber les couches de vêtements pour être à l’étroit dans mon boxer. Mais je sais pas trop comment lui dire que ça le fera pas. J’ai un peu peur de sa réaction, sachant que j’avais insisté de mon côté aussi pour cette rencontre.

Réfléchis !

J’obtiens un répit pour réfléchir (je suis pas très doué pour réfléchir tout en faisant la conversation) : Son téléphone sonne, c’est un de ses potes qui lui proposait de sortir, ce qu’elle a refusé. Elle est portugaise et parlait donc portugais au téléphone, je ne sais pas ce qu’elle a dit dans les détails. Pendant ce temps, je me suis dit que je ne pouvais pas le faire, et qu’il fallait donc que je prenne mon courage à 2 mains pour lui dire. L’espace d’une seconde, la pensée de me barrer en courant m’a traversé l’esprit. Mais bon j’avais enlevé mes chaussures…  Et puis même, putain, ça se fait pas, j’ai pas 15 ans, je dois affronter mes problèmes, pas les fuir.

Shame ! Shame ! Shame !

Je répète dans ma tête ce que je vais dire (en anglais). « Tu sais quoi, je suis vraiment désolé, mais je le sens pas, je vais rentrer ». Elle raccroche. J’ose pas. Je suis pas sûr que je vais y arriver. Finalement, après quelques minutes, je trouve enfin le courage de le dire. C’est difficile à dire comment elle a réagi. Très calmement en tout cas. Elle a probablement senti que j’étais pas à l’aise. Put-être qu’elle non plus. Elle a sorti une excuse (ou peut-être pas, après tout), « oui, moi non plus, j’ai la gueule de bois, je crois que je vais aller dormir ». J’attends pas plus longtemps que ça, je me lève, j’enfile mes pompes, j’attrape mon sac et j’ouvre la porte. Je m’excuse à nouveau et je m’en vais. Fiou. J’ai un peu beaucoup passionnément à la folie honte de moi. Je suis resté environ une heure.

Prise de conscience

Dans la voiture, je me fais mon petit débrief. C’est la première fois qu’un rendez-vous se passe aussi mal (Enfin, pas tout à fait, j’ai déjà eu honte de moi, mais pour une raison de performance. Mais je vous raconterais ça dans un article plus tard, c’est déjà prévu). Je me suis promis que plus jamais. J’analyse alors toutes les erreurs que j’ai faites et qui m’ont amené ici. Rencontre trop rapide, pas assez d’infos sur elle, pas de photos de plein pied. Et faudrait que j’arrête de penser avec ma bite, des fois. Je repense à l’autre meuf avec qui je discutais et pour laquelle la situation était similaire. Pas emballé par son physique, pas assez d’infos (enfin un peu plus), but purement sexuel. Ça m’a bien refroidi, et du coup, j’ai préféré arrêter la discussion.

je crois que j’ai retenu la leçon… Pour combien de temps ?

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10 thoughts on “First Date: Vanessa (aka The Walk Of Shame)

  1. J’ai bien ri aussi avec le vieux dans l’escalier… 😂 J’ai lu et imaginé ce passage comme un épisode de « Bref. ». lol

    J’allais dire que ta vie était un sketch (dans le bon sens du terme) mais en fait nan, les situations que tu nous racontes sont plutôt « normales » mais c’est ce qu’il se passe dans ta tête qui est marrant. 😄

  2. J’ai connu ça une fois. Rencontré trop vite, pas pris le temps de faire connaissance, pas fait gaffe aux photos plus que ça…. Ben ça arrive une fois hein

    1. Ouais, ben c’est arrivé, ça ne m’arrivera pas à nouveau. En tout cas, je ferais tout pour 🙂

  3. Je retombe sur cet article et le truc pas mal quand t’es pas sûr c’est de demande à un pote de t’appeler à un moment. Du coup tu peux soit lui répondre désolée je suis pas dispo si tu veux rester (ou même ne pas répondre), ou alors ah mince, pas de soucis, j’arrive!
    Et prétexter une panne de voiture ou autre.
    Je sais c’est lâche mais ça peut aider…

    1. Ouais, c’est très connu. Mais c’est surtout débile, (je trouve) de faire ça. J’veux dire, si on me le fait, je sais très bien que y’a 99 chances sur 100 que ce soit un mytho (1 fois sur 100, ce sera pour de vrai), et ces 99 fois, je me gênerais pas pour le faire remarquer (ça m’est encore jamais arrivé) et dire que c’est quand même mieux d’être honnête, de dire la vérité, que ça collera pas, et qu’on en reste là. Après, pour une meuf, c’est ptet différent, par exemple la peur que le gars réagisse mal.

      1. Oui, sûrement un truc de fille j’avoue… certains hommes nous considèrent acquises dès lors qu’on accepte le rendez vous, et certains avant même qu’on l’ait accepté d’ailleurs…
        Du coup, ils ont beaucoup de mal à accepter le potentiel rejet « bah tu me plais à moi » qu’ils disent, sauf qu’ils ont oublié que ça doit être réciproque…
        Il y en a certains à qui j’ai dit non qui reviennent quand même à la charge… donc oui, une manère de fuir en douceur

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