Les jours sans

Les jours sans

Il y a les jours « avec », la plupart du temps. Et puis, de temps en temps, il y a des jours sans. J’en ai eu quelques uns récemment.

Avant d’écrire cet article, je pensais que ce serait le dernier. Qu’après, j’arrêterais. Pourtant, j’ai encore des milliers de trucs à raconter, mais absolument aucune motivation pour le faire, en tout cas en ce moment. Bon, je pense que je continuerais, hein, mais je suis sincèrement désolé que le temps s’allonge de plus en plus à chaque fois, et que ce soit de moins en moins drôle. J’adore ma vie en général, mais en ce moment, un peu moins.

Un an

Ça fait maintenant environ un an que c’est fini avec Juliette. J’ai l’impression que c’était hier. Enfin c’était une séparation sans en être vraiment une, il n’y a jamais vraiment eu de relation à proprement parler.

Je n’ai absolument aucune nouvelles d’elle depuis cinq mois, je ne sais même pas si elle est encore en vie (entre un problème de santé, la pandémie et un mec psychopathe, on sait jamais). D’un côté, je lui en veux, de m’avoir rayé de sa vie (« J’ai envie qu’on reste amis », tu parles), de m’avoir bloqué, de faire comme si je n’avais jamais existé. Et puis de l’autre, je comprends. Après tout, elle ne me doit rien. On a vécu des moments sympas pendant six mois, c’est fini, elle est passée à autre chose.

J’aurais aimé qu’elle reste dans ma vie, mais je prends justement en compte son côté de la chose. Je pourrais probablement la contacter moi-même, mais elle m’a bloqué de son plein gré. Qui suis-je pour forcer ce contact clairement non désiré ? Je repense à ce dernier truc qu’elle m’a lâché par message, que j’essaye de me donner une image de mec bienveillant alors que selon elle, je l’ai pas été avec la seule qui comptait. Ça me déglingue qu’elle aie pensé ça de moi, presque autant que le fait qu’elle m’aie rayé de sa vie.

Je me souviens aussi de comment tout ça a commencé, le jour où l’autre taré s’est finalement révélé. Cette journée banale où je lui ai envoyé un message concernant un profil sur Tinder qui aurait pu être le sien (pas de photo, même pseudo, même ville). Il a sûrement crû que je tentais un retour dans sa vie (je sais toujours pas comment il a su que je lui parlais si elle lui a pas dit mais c’est plus mon problème…). Elle l’a peut-être pensé aussi, j’en sais rien. J’étais honnête, je n’avais rien calculé, j’avais vraiment vu ce profil mais je n’ai jamais pu lui prouver… Jusqu’à récemment, parce que oui, j’ai recroisé ce profil en question. Cette fois, j’ai fait un screen, j’ai la preuve, mais malheureusement tout ça n’a plus d’importance. Enfin ça en a pour moi, même si c’est inutile maintenant.

Bref, il serait temps de passer à autre chose. Pourtant j’ai pas vraiment l’impression d’être prêt. 😥

Retour au bureau

Je suis retourné travailler au bureau. Une semaine sur deux, pour respecter les mesures d’hygiène. C’est mieux que ce que j’imaginais supporter. Ça m’a quand même fait un peu de bien finalement. Sortir dehors, voire des gens, discuter avec des êtres humains et pas juste avec mes chats. J’appréhendais le fait de devoir sortir, reprendre les transports en commun, et finalement, ça va.

Je n’ai toujours rien décidé quant à mon avenir professionnel. J’ai l’impression d’être au même point qu’au moment de cet article. Ça aussi, j’y pense encore tous les jours. Je n’arrive pas à prendre une décision. Il y a une forte probabilité que je ne la prenne jamais et que je finisse par abandonner l’idée d’être un jour à la fois épanoui et considéré à ma juste valeur en termes de rémunération à ce travail. Mais j’ai aussi peut d’en changer parce que je suis un couard qui déteste le changement et la nouveauté.

En attendant, je travaille le strict minimum. Je ne m’en cache même pas. Le pire ? Personne ne remarque rien (probablement parce que beaucoup font pareil).

Le déconfinement

Je ne sais pas vous, mais ça me fait quand même drôle, je continue à penser qu’il y aura un avant et un après 2020. Je pensais avoir très bien vécu toute cette période, je me rends compte que finalement, pas si bien que ça sur la fin. Étrangement, je vis moins bien le déconfinement que le confinement… 😅

Finalement, rien n’a changé. Le monde est toujours rempli de meurtres, de viols, de racisme et de haine. La planète a eu trois mois de répit, il y a eu un réel impact, tout le monde l’a bien vu. J’ai vraiment cru que ce serait un électrochoc pour beaucoup, mais finalement, non. Tout le monde ou presque a déjà oublié et recommence à s’en foutre.

Traitez moi de pessimiste, mais je reste persuadé que ce n’est pas fini. Si ce n’est pas dans trois mois maintenant avec une seconde vague, ce sera dans cinq ou dix ans avec d’autres pandémies similaires. Il faut qu’on apprenne, il faut qu’on évolue, il faut se préparer à ce que la même situation se reproduise. (Oui, ça vaut pour moi aussi.)
Bien sur, j’espère que je me plante grave et qu’on en verra plus jamais des comme ça.

Suicide

Vous ne saurez probablement pas, de qui je parle, mais Reckful, un streamer (personnalité Youtube / Twitch) s’est suicidé aux Etats-Unis. Je ne le connaissais pas personnellement, mais cela fait plusieurs années que je le suivais et j’appréciais ce qu’il faisait. Il avait des problèmes de dépression depuis très jeune (son frère s’est suicidé également), et il avait déjà mentionné le fait de se suicider par le passé. Mais j’avais l’impression qu’il allait mieux récemment, et qu’il parvenait enfin à remonter la pente.

Apprendre la nouvelle de sa mort m’a mis un coup au moral. J’en avais les larmes aux yeux. Le fait d’écrire ce paragraphe me fait la même chose maintenant. Je ne dirais pas que l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit par le passé (il y a très longtemps), mais c’était plus une pensée éclair, partie aussi vite qu’elle est arrivée. Je tiens bien trop à la vie pour sauter le pas. Un jour, j’en suis sûr, je trouverais ce qu’il me manque pour être totalement heureux.

Recalé

Avant le confinement, j’avais rencontré une meuf sur Tinder. Après le confinement, on avait prévu de se voir, elle devait venir chez moi. Comme elle était pas sûre que je lui plaise, je lui ai dis que je descendrais, qu’elle pourrait juger par elle-même et qu’elle pouvait me le dire et repartir, et que je lui en voudrais pas.

J’me considère clairement pas comme un beau gosse, mais bon, enfin ça va. Et puis elle avait vu des photos, donc bon, j’imaginais pas du tout que c’est ce qu’elle ferait. Enfin voilà, c’est ce qu’on avait dit, donc elle est repartie. Juste avant, elle me sort « Ben tu le prends bien dis donc ». Je lui ai répondu que c’était pas grave, que c’était ce dont on avait convenu, et que j’allais pas l’insulter ou l’agresser parce qu’elle m’a recalé. Bon, j’avoue que j’avais un peu le seum en remontant chez moi quand même, mais bon. Tant pis pour elle.

Ce qui m’a surtout fait de la peine, c’est qu’en plus, j’ai bien vu en arrivant qu’elle se sentait mal, elle tremblait presque et elle cherchait ses mots en bafouillant. C’est quand même triste qu’en 2020, une meuf ne puisse pas refuser des avances sans avoir peur de la réaction d’un mec. Le tout bien évidemment sans se faire traiter derrière « de pute que le mec n’aurait jamais touché tellement elle est moche ».

Promis, la prochaine fois, j’essaye de faire un peu plus joyeux. 😃

3 thoughts on “Les jours sans

  1. Les psys sont unanimes : le déconfinement aura été plus douloureux que le confinement, tu n’es donc pas le seul. Je suis dans le même cas que toi, le déconfinement a été difficile… L’avantage c’est qu’on est tous dans le même bateau, avec des changements d’humeur qui sont dus à cette période incertaine. Perso j’ai abandonné l’idée de prendre une décision maintenant, je ferai des choix en septembre à la rentrée (sauf si on est re confinés là … heu… bah je sais pas !!).

    1. Pas le seul, c’est certain, mais bon, ceux qui font comme si y’avait jamais eu de pandémie, ni de morts, je suis pas sûr qu’ils le vivent mal. 😀

      En soit, je n’ai pas « besoin » de faire un choix tout de suite, mais j’ai surtout peur de ne jamais le faire…

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