Twitter

Twitter, je t’aime moi non plus

J’adore Twitter. Euh, non, je déteste Twitter. En fait, je sais plus. Et si vous êtes actifs sur Twitter aussi, vous comprendrez pourquoi je dis ça. En vrai, si vous comprenez pas, c’est pas grave, j’vais vous expliquer quand même. Ouais, j’ai huit abonnés dont deux spammeurs et alors ?

140 kractèr, fo avoé ke ct short

Moi, j’comprends pas comment ça pouvait marcher Twitter, avant le changement de la limite de 140 caractères en 2017, et les multitweets. Oui, parce que moi et l’écriture en SMS, ça fait deux. J’en chie déjà avec 280 quand je veux faire des phrases un minimum compréhensibles, j’ose même pas imaginer ce que c’était avant…

Slide in my DMs 😏

C’est grâce à Twitter que j’ai pu rencontrer Juliette. Je l’avais repérée suite à des tweets concernant la ligne SNCF qu’on supporte plus prend tous les deux. Je l’ai trouvé trop mignonne, donc je l’ai suivie. Non, pas dans la rue, sur Twitter. Suis un peu (ahah). Quelques jours plus tard, elle m’a suivi à son tour, et puis elle a lu ma prose, et elle m’a contacté, pour me dire qu’elle aimait bien ce que j’écrivais. J’suis pas dupe, j’ai bien vu qu’elle me kiffait et qu’elle essayait déjà de me pécho. 😉
Tout ça, c’était y’a, pfiou, six mois.

Twitter, l’arbre à chat d’internet

Moi j’adore les chats. Ça tombe bien, y’en a plein. Probablement attirés par le petit oiseau bleu… Dès que j’en vois un, je deviens complètement débilos et je clique sur le petit cœur. Putain, faut vraiment que je me fasse soigner. Les chiens ? Ouais vite fait, j’ai toujours été plutôt team cats, en vrai. Ok, j’avoue, je like aussi les pitits lapinous scrunch scrunch et les hamsters avec leurs grosses joues scrompfff scrompfff.

Mieux que la foire à la saucisse

Tu trouves de tout sur Twitter. Des blagues plus nazes que dans les carambars, des blagues très très drôles que Gad Elmaleh pourrait repomper pour son prochain spectacle, des memes de Jawad à toutes les sauces. Des Community Managers qui se lâchent, des photos un peu sesquhelles, le ouin ouin permanent de Donald Trump qui répète que y’a pas eu collusion en 2016 alors que plus personne en a rien à foutre, DE TOUT j’te dis. En vrai, j’pourrais y passer la journée si j’avais pas mieux à faire.

Le truc un peu WTF mais à la mode aussi, c’est les CuriousCat. On te pose une question et tu peux y répondre. Bizarrement, la plupart sont anonymes, et personne assume son cul pour poser des questions de merde ou insulter les gens. Aaaah l’anonymat sur internet, sah quelle belle invention.

Et puis le dernier truc sympa (le meilleur ?), c’est les threads: Une personne qui raconte une histoire dans une succession de tweets. Y’a des histoires flippantes, des histoires marrantes, des histoires tristes, des threads d’informations, ou des petites anecdotes de la vie quotidienne de monsieur madame toute le monde. Moi, j’A-D-O-R-E.

Nous allons prendre votre appel, merci de rester en ligne…

Un des côtés positifs de Twitter, c’est aussi que tu peux contacter facilement et directement une enseigne avec qui tu as un problème. Poireauter trente minutes au téléphone pour écouter une musique d’attente à 80 centimes la minutes, tout ça pour se faire raccrocher à la gueule, c’est dépassé (et tant mieux). Et le pire meilleur, c’est que ça marche, ils répondent (et bien souvent de manière plus positive vu que c’est public).

Le bon, la brute et… Twitter

Bon, c’est bon, on a mis des petits coeurs rouges partout, on a bien rigolé, passons maintenant au pire. Prenez la pilule bleue (ou rouge, suis-je le seul à n’avoir jamais compris laquelle Néo devait prendre ?), on sort de la matrice.

Twitter, c’est aussi le paradis du troll, de la négativité et de l’embrouille. Tu peux pas avoir une conversation intelligente. Et si par un miracle du saint-Esprit, tu es en face d’un autre utilisateur un peu censé, pas de bol, t’as des randoms qui vont venir poser leurs couilles (ou leurs chattes, je suis pas sectaire, hein) sur ton tweet, sortir le pop-corn et commencer à foutre la merde.
Un jour, on m’a sorti ça:

Mdr, gros t’es sur Twitter. Si tu dis une connerie, y a forcément un twitto qui va t’enchaîner. C’est la loi de la twittosphère, la base de ce réseau. Le système te sied pas, go FB ou te mettre en PV hein

Une connasse (pardon mais c’est vrai) que j’ai bloquée 10 minutes après

Hé ben non, désolé, Twitter, c’est pas ça. Enfin si, c’est ça pour malheureusement 90% (99 ?) des gens qui sont dessus, mais pas pour moi. J’trouve quand même ça dommage qu’un truc aussi bien, facile d’accès et d’utilisation, soit pourri jusqu’à la moelle par des cons juste parce que « trololol, t’es moche et tu pues, pipi caca MDR ». Au passage, j’avais pas dit une connerie, juste un putain de fait, je suis même pas sûr qu’il y avait vraiment matière à argumenter. Ça m’a vraiment saoulé.

En fait, tu peux pas dire le moindre truc sans avoir un groupe d’utilisateurs sur le dos: Les féminazis, les vegans, les gamers, les cathos, les beaufs, les sexistes. Ou alors juste les cons. En ce moment, il se passe pas un jour sans une nouvelle polémique, parce que untel a dit ci, et machin a répondu ça. Et il suffit qu’un mec/meuf soit un tout petit peu « influenceur » (genre même 10 000 followers ça suffit, ce qui reste assez anecdotique) pour que sa « communauté » se déchaîne derrière.

La solution finale

Depuis le jour où j’ai reçu ce tweet ci-dessus, j’ai pris une grande décision. Je like autant qu’avant (ouh le petit châââton, trop choupinou), j’essaye de percer (non) avec un tweet bien placé mais tout le monde s’en fout, je retweete un truc de temps en temps (les trucs drôles, émouvant, ou qui mériteraient d’avoir plus de visibilité selon moi), mais je m’impose une déca-vérification (déca, ça veut dire dix, de rien) avant de poster la moindre réponse: double authentification, SMS de confirmation, empreinte digitale, rétinienne, captcha, détecteur de mensonge, analyse d’urine, alcootest, dépistage de drogues et de MST, tout y passe. Et je bloque plus vite que mon ombre les indélicats de la réponse.

C’est quand même dommage d’en arriver là, mais c’est le triste constat que j’ai fait ces dernières semaines. Parce qu’il est impossible d’avoir la moindre conversation intelligente avec qui que ce soit sur Twitter.
(En vrai, Facebook, c’est un peu pareil, avec les groupes néo nazis et ton oncle beauf bourré, mais qui va encore sur Facebook ?)

Je viens de percuter un truc: Toute cette toxicité serait-elle due au doublement de la taille des tweets ? Ce serait ballot.

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8 thoughts on “Twitter, je t’aime moi non plus

  1. Je n’ai jamais eu de compte Twitter (c’est comme ça qu’on dit ou je suis définitivement has been (mon dieu) à 28 ans…?), ceci était donc un commentaire pour ne rien dire du tout. Cela dit on peut lancer un comité de soutien, c’est un peu partout pareil, si tu veux mettre un commentaire un tantinet réfléchi sur Instagram faut t’accrocher pour lire les réponses…

    1. Ben moi j’ai pas de compte insta, et ça m’attire pas du tout. C’est moi le has been du coup (mais bon j’ai aussi 7 ans de plus).
      Y’a des abrutis partout, mais j’avais quand même l’impression que le niveau le plus élevé de connerie était sur Twitter ? Intéressant… 🤔

  2. Je comprends complètement ce que tu dis.
    Instagram (à mes yeux) c’est bisounours comparé à Twitter.
    Pour te dire, j’ai crée (il me semble) un compte Twitter pour le blog mais j’ai abandonné par peur. Oui tu lis bien. J’ose même pas poster un seul article dessus par peur de me prendre une ribambelle de débiles sur le dos.
    Il y a des comptes qui ne font que ça, guetter ce que font les grosses influenceuses et créer des polémiques à tout va. (loin de moi l’idée de me prendre pour l’une d’entre elles mais tu m’as compris)

    J’ai peur (ouais jsuis une flippette en vrai :D) de twitter parfois par peur aussi de me prendre une vague d’insultes, de commentaires négatifs etc.

    Du coup moi je fais la voyeuse, je suis les polémique sans trop commenter. Puis j’adore Twitter pour ses blagues pourries, l’auto-dérision, la rapidité à laquelle on a des infos. Et pareil, si je veux contacter un service client en général je passe par là.
    J’adore aussi les CM de certains comptes. Je pense à Netflix et la Stib (transports en commun à Bruxelles) ils sont à mourir de rire.
    Depuis Twitter j’ai complétement abandonné Facebook et Snapchat 🙂

    1. C’est quand même dommage d’en arriver là (avoir peur, je veux dire). Perso, j’ai refusé de céder à une bande d’abrutis. De toute façon, y’aura toujours des gens qui seront pas d’accord avec ce que tu peux dire ou faire, et je le respecte totalement, mais c’est pas une raison pour le faire à coup d’insultes et de négativité. Et encore, je bloque rarement, seulement quand les gens sont vraiment irrécupérables ou toxiques avec moi.

  3. Twitter c’est le meilleur et le pire en même temps. Dommage pour toute cette m💩 qu’on y trouve, sans ça je l’utiliserais encore à l’heure qu’il est… :/

  4. Ça m’a jamais branché (moi, en dessous de 3 pages Word, je sais pas faire), mais je ne regrette rien quand je vois ce que tu en dis : je n’imaginais pas que c’était à ce point.
    Cela dit, j’ai lu il y a quelques temps un article sur le blog d’un Odieux Connard sur Twitter. Ca rejoint un peu ton avis. Tiens, si tu connais pas : (en plus c’est un super vivier pour journées trop longues au taf) https://unodieuxconnard.com/2019/02/12/permis-de-tweeter/)

    1. Ben ca dépend, y’a du très très bon, mais y’a aussi du très très mauvais.
      Je connaissais pas, j’irais lire un peu ça mardi… au taf ! 😉

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