Z Event

Z Event, nerds, geeks et no-lifes

Où quand le monde du jeu-vidéo montre qu’il a évolué et qu’il serait venu le temps des cathédrales que les gens le comprenne. La grande majorité d’entre vous ne comprendra peut-être pas de quoi je parle, et cet article est un peu le but: Tordre le cou aux idées reçues.

Le week-end passé (en fait du 20 au 22 septembre, mais j’suis grave à la bourre) s’est déroulé la troisième édition du Z Event 2019 à Montpellier (quatrième en fait, mais c’est un détail).

C’est quoi le Z Event ?

Le Z Event, c’est un évènement qui rassemble pendant tout un week-end un certain nombre de streamers (49 cette année) de jeux vidéos sur la plate forme Twitch, dans un but caritatif. Cette année, les dons étaient reversés à l’institut Pasteur.

Il a été crée par Adrien Nougaret, alias Zerator (et son acolyte Alexandre Dachary, alias Dach) personnalité publique du gaming français dont j’apprécie énormément le travail.

L’an dernier, la somme qui avait été récoltée avait dépassé le million d’euros (1 094 731 euros) au profit de Médecins sans Frontières. Cette année, l’objectif était de faire au moins aussi bien (bon enfin même moins, ça fait beaucoup d’argent, hein). Y’en a un peu plus, je vous le mets quand même ? Ils ont fini sur la somme de 3 510 561 euros. Non, y’a pas d’erreur, trois putains de millions et demi. 😅 Ce qui en fait donc le record mondial caritatif sur la plate-forme Twitch. Bien joué les mecs.

Et Twitch, c’est quoi ?

Bon, ouais, parce que si vous avez pas compris ce qu’est un streamer, vous ne savez pas ce qu’est Twitch. Twitch, c’est une plate forme, où les gens diffuse du contenu en streaming. C’est principalement axé sur les jeux vidéos, mais on voit de plus en d’autres contenus dessus (de la cuisine, du talk-show, de la discussion, etc.). Si vous avez toujours pas compris, disons que c’est YouTube, mais en direct.

Les jeux vidéos, c’est pas le mal ?

Vous le savez tous, les jeux vidéos sont responsables de tout ce qui ne va pas dans le monde. La jeunesse qui part en couille, les tueries dans les écoles, les attaques terroristes, et j’en passe. C’est bien connu. Faudrait surtout pas mettre en cause les vrais coupables, parce que ça rapporte quand même beaucoup d’argent…

Et puis, à écouter ce qu’on en dit à la télé, les gamers sont des gens renfermés sur eux-mêmes qui peuvent passer des dizaines d’heures d’affilée, enfermés dans leur chambre, dans le noir, à se goinfrer de chips et boire du Red Bull. Bon, je force un peu le trait du cliché, mais pendant bien longtemps, c’était malheureusement beaucoup vu comme ça.

Les mentalités commencent (doucement) à évoluer. Il était temps… Peut-être aussi parce que les premières générations de joueurs ont maintenant quarante ans (ou presque), et que du coup, ben les vieux cons, c’est devenus nous (ou presque). Enfin on sent encore quand même pas mal de mépris de la part des journalistes (surtout télé) envers tout ce qui concernent les jeux vidéos, et les nouveaux médias comme YouTube et Twitch. Enfin quand on voit la télé aujourd’hui, moi ça m’étonne à peine que les nouvelles générations ne la regardent quasi plus, étant donné leur incapacité à faire évoluer leurs mentalités et leurs programmes.

Le dixième art n’est pas tout rose non plus

Bon, alors, tout n’est pas tout beau tout rose non plus. C’est clair que c’est pas l’activité la plus physique, ou la plus enrichissante intellectuellement (comme la lecture, le dessin, la peinture, etc.).

Oui, il y a eu des cas de gens qui sont morts à cause d’une pratique trop intensive du jeu-vidéo. On parle quand même de cas extrêmes, de gens qui y sont tellement accroc qu’ils y passent leur journée, et tellement absorbés qu’ils en ont oublié de s’alimenter, s’hydrater, se reposer. Comme dans tout les domaines, il faut conserver une certaine hygiène de vie saine. Le jeu vidéo est responsable en partie dans ces cas là. Je dis en partie seulement, parce que je reste persuadé qu’il y a des raisons plus profondes à cette addiction (solitude, harcèlement, isolement, oublier les problèmes du quotidien, etc.).

Éduquez vos enfants

Il faut savoir faire la part des choses et la pratiquer avec parcimonie. Ce qui nous amène à un autre problème similaire qu’on voit de plus en plus: l’utilisation de smartphones et tablettes par les enfants de plus en plus jeunes. Désolé, mais là, c’est la faute des parents. C’est à eux de surveiller leurs enfants, de veiller à ce qu’ils ne soient pas constamment scotchés à l’écran, etc. Mais c’est tellement la solution de facilité, parce que pendant que le gosse est occupé, il ne pleure pas, il ne crie pas, il ne nécessite pas une surveillance importante, bref, il nous fout la paix.

Y’en a d’autres à éduquer. Parce qu’on peut pas parler du pire du jeu vidéo sans mentionner le forum 18-25 de JeuxVideos.com. J’ai du mal à croire que les gens qui le fréquentent puissent être considérés comme des adultes. C’est clairement le regroupement des pires déchets (pour la grosse majorité en tout cas) de la jeunesse francophone. Enfin j’en avais toujours entendu parler, mais sans jamais vraiment aller constater l’horreur. Je vais vous épargner une visite: Tout est vrai (je mets pas de lien parce que, croyez moi, vous voulez pas voir ça).

Moi et les jeux vidéos

Parce que oui, je fais donc partie de ce groupe (pas celui du forum, hein). J’en avais parlé vite fait dans un des tous premiers articles sur ma jeunesse, ce temps révolu). Ma première console de jeu, c’était la NES. J’avais peut-être sept ou huit ans, je sais plus exactement. Je l’ai reçue à Noël, et depuis ce jour, j’ai jamais arrêté de jouer. Non, mais enfin j’veux dire, bien sûr que j’ai arrêté, mais je parle de manière générale. J’ai eu la Nintendo 64, la GameCube, la Wii et récemment la Switch (j’y ai toujours pas joué en plus…). Moi, fan de Nintendo ? Bah, un peu ouais, vite fait. 😅

J’ai eu mon premier pc très tard, à dix huit ans. Enfin c’était le pc familial. Le pire c’est que ça aurait été certainement encore plus tard si j’avais pas choisi de faire des études en informatique, parce que c’est en partie pour ça qu’il m’en a fallu un. Pas facile de programmer sur papier ou sur la calculatrice (Team Casio et vous ?).

J’ai joué à World of Warcraft pendant des années. j’en garde de très bons souvenirs. Et de très mauvais. J’ai réussi à me désintoxiquer depuis (oui, parce que c’était une addiction, bien que relative par rapport à ce dont j’ai parlé plus haut). Maintenant, je joue quand même beaucoup moins qu’avant (à d’autres jeux), là où je pouvais passer toutes mes soirées et une grosse partie de mes week-ends collé devant l’écran (les huit heures par jour au taf, ça compte pas). Si je joue encore plus de cinq heures par semaine, c’est déjà incroyable. Enfin rassurez-vous (enfin je sais que vous vous en foutez), je me considère toujours comme un g4m3rz.

Encore bravo

Voilà. J’avais envie d’écrire cet article pour, déjà féliciter tous ceux qui ont participé au Z Event (organisateurs, streamers et donateurs). Et pour défendre aussi un peu ma passion. Pour vous dire que, jouer à des jeux-vidéos, et être un nerd, un geek, un no-life, non, ce n’est pas une tare. C’est une occupation comme une autre (à pratiquer avec parcimonie).

10 thoughts on “Z Event, nerds, geeks et no-lifes

  1. J’avais tout compris ! 😀
    C’est un peu parce que je suis entourée de Gamers…
    Mon fils à le droit à la PS4 3x par semaine pendant 1h si il a tout fait ce qu’il avait à faire + Si il a été sage à l’école. Par contre le téléphone oui, il y va tous les jours une heure…
    Et si il va sur le téléphone, il ne va pas sur le PS4.
    Son père était un accro de WOW, parfois il ne dormait pas, il ne venait pas aux diners de familles parce qu’il avait un raid de prévu etc
    J’avais donc une super mauvaise image de tous ces jeux et c’est aussi pour ça que je controle mon fils.
    Mais, comme tout, si c’est pas dans l’abus, je ne voit pas le mal 🙂
    Mon filleul m’avait parlé de la cagnotte de l’année passée, cet argent récolté c’est génial franchement 🙂

    1. J’ai pas été à ce point, (refuser une sortie ou un dîner pour « aller à un raid »), mais j’ai clairement abusé, l’addiction était réelle. Enfin c’est fini, cette époque. 😃

      Après, je dis pas qu’il faut leur interdire le téléphone non plus, hein. Mais qu’il faut les surveiller, et pas les laisser « prendre le contrôle » juste pour avoir la paix.

      1. Oui clairement, je suis complétement d’accord !
        Parfois je suis faible et je laisse… Mais 90% du temps je gère 😀

  2. C’est bien de faire ça pour une association, c’est utile et en bonus ça donne une meilleure image du jeu vidéo et des gamers. Contrairement aux concours qui font gagner des millions de $ à un mec lambda parce qu’il a joué à je ne sais plus quel jeu pendant des heures… Là ça me dérange.

    (Team Texas Instruments)

    1. Les compétitions, c’est différents. Perso, ça me dérange pas trop. Enfin je regarde certaines de ces compétitions, mais plus pour le jeu, et moins pour la thune en jeu.
      J’suis d’accord que les sommes en jeu sont faramineuses, mais finalement, c’est pareil dans pleins de domaines (sport, télé, YouTube, etc.).

      1. Je n’ai rien non plus contre les compétitions, c’est juste les sommes folles qui sont attribuées aux gagnants qui me dérangent. Et je suis d’accord que ça concerne plein de domaines (notamment le foot 😤) mais certains autres domaines nécessitent un vrai travail derrière, alors que les jeux vidéos… bon. Une médaille ou une coupe, ça suffit amplement.

        1. J’suis pas d’accord, y’a un vrai travail derrière aussi, de l’entraînement, etc.
          Et il faut voir qu’ils ont des carrières très courtes, et que leur avenir est pas forcement assuré derrière.
          Enfin c’est mon avis. 😀

  3. Oui mais leur entraînement ça reste du jeu, ce n’est pas très différent de ce qu’ils font en compétition. Et puis justement, si ta carrière est courte tu ne mérites pas de gagner des sommes astronomique selon moi.. Il y a des personnes qui travaillent beaucoup plus dur toute leur vie et qui gagnent une misère, donc gagner beaucoup pour jouer assit devant un écran, je trouve ça indécent. 🤷🏻‍♀️

    Mais ce n’est que mon avis aussi. 😛

    1. Est-ce vraiment plus indécent que de jouer à un sport ? Ce sont bien des jeux, pourtant.
      Ce sont toujours, jeux vidéo ou jeu de sport, des heures d’entraînement (et de jeu) chaque semaine, un investissement fort.
      Et là encore, l’argent reversé ne dépend pas réellement du mérite dû, mais de l’argent que vont toucher les sponsors (et ici l’éditeur du jeu) grâce à ce joueur. C’est « merci pour les 50 millions que tu me fais gagner, tiens je t’en file 2 millions pour que tu continues à me rapporter et que tu fasses ma pub ».
      Au fond, personne ne paie un jour mais l’image et l’audience qu’il rapporte.
      Mais c’est pas un salaire hein, et il peut se retrouver du jour au lendemain à la porte, ou remplacé.
      Dans l’esport, les joueurs ont même plus vite tendance à être remplacés que dans les autres formes de sports.

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